Mercredi 10 juin 2009
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20:49

je t'ai adressé mes poèmes
quelques dessins et des chansons
où j'évoquais Venise et Vienne
les îlots calmes du Japon
je tentais ainsi de te plaire
à défaut d'être un Apollon
à défaut d'être dans les affaires
de posséder une grande maison.
comme tu n'as pas de temps à perdre
dès le départ tu m'as dit Non
confirmant ce que pères et mères
enseignent à leurs petits garçons:
seules les princesses virtuelles
sont sensibles à la poésie
les femmes sont souvent plus cruelles
ou bien "plus rationnelles" aussi;
seules les princesses de contes de fées
se charment avec de jolis vers
car en amour et, c'est un fait
les femmes sont bien plus "terre à terre".
Par le petit poète
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Publié dans : poésie enfantine
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Mercredi 10 juin 2009
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16:27

elle a la peau "pétale de rose"
d'une finesse proche de la soie
elle a la peau "pétale de rose"
si douce au contact des doigts
elle a la peau "pétale de rose"
et un jour elle se fanera
comme se ternissent les roses
toujours plus vite qu'elles ne le croient

"la seule chose qu'une voyante soit capable de voir avec certitude; c'est qu'elle a affaire à un pigeon"
Par le petit poète
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Publié dans : poésie enfantine
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Mardi 9 juin 2009
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19:17

je suis rentré à l'improviste
et j'ai trouvé le lit défait.
"peut-être a t'elle fait une sieste"
ais-je pensé pour me rassurer....
au fond de l'évier une tasse
de café; remplie à moitié
ça m'a semblé un peu bizarre
d'habitude elle n'en boit jamais...
et cette odeur de cigarette
et celle de parfum épicé...
je l'ai sentie dès mon entrée...
ou bien était-ce sur le palier.
j'ai avancé dans le couloir
des sous-vêtements s'y trouvaient
étalés un peu au hasard
qui n'étaient pas là au matin
et menaient à la salle de bain
j'ai glissé sur la pointe des pieds
je me suis collé à la porte
mon coeur s'est soudain emballé
comme jamais avant, de la sorte....
j'entendais l'eau qui ruisselait
des chants, des jeux dans la baignoire...
il me fallait vraiment savoir
et sans réfléchir j'ai ouvert
(pour confondre la femme adultère)
la porte avec brutalité....
elle a poussé un hurlement
héberlué j'ai refermé
ayant tout juste pris le temps
d'apercevoir sa nudité...
j'ai bégayé un "oh pardon"
et puis tout est devenu clair,
le souvenir d'une mise en garde
un matin, j'étais en retard
remontant à plusieurs semaines
d'une cousine de ma femme,
une cousine américaine
susceptible de débarquer.
(on se fait si vite des idées)
((mignone l'amerloc))
le petit poète
Par le petit poète
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Publié dans : humour et poésie
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Mardi 9 juin 2009
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/2009
13:32

j'arpente la poésie
comme un spéléologue
les obscures parois
où son crâne se cogne.
j'avance en écriture
tel cet explorateur
aspiré par le vide;
guidé d'une vague lueur.
et quand enfin j'émerge
au tout petit matin...
peut-être était-ce un rêve
je n'en suis pas certain;
car quand j' émerge enfin
sans savoir où je suis,
jamais je n' me souviens
du parcours accompli.
j'arpente la poésie
tel un spéléologue
à l'écart du monde
et dans l'indifférence.
comme dans un monologue
parsemé de silences.
Par le petit poète
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Publié dans : poésie enfantine
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Mardi 9 juin 2009
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/2009
13:30

j'ai plusieurs êtres
chers
aujourd'hui disparus
qui encore continuent
souvent de m'apparaître.
ils ne vieillissent plus
et me sont impalpables
pourtant ils m'accompagnent
d'une présence virtuelle...
rien de surnaturel
à ces "apparitions"
d'ordre spirituel,
à cette mémoire vive
qu'à dessein je cultive
j'entends clairement leurs voix
les images sont très nettes
de toute pièce inventées
ou du passé extraites
qui me laissent à penser
que:
"plus on regrette quelqu'un
et mieux 'on s'en souvient"
le petit poète
Par le petit poète
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Publié dans : poésie
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