au corps du souvenir

Publié le par le petit poète








dans la chaleur d'été des douces nuits étoilées
toujours tu t'endormais la première sur le ventre,
lascive à mes côtés.
je laissais très souvent bien égoïstement
une chandelle allumée; et de longues heures durant,
tu sais, je t'observais...
tes formes et leurs contours, tes hanches et tes seins lourds,
tes jambes, la courbure de tes reins, tes jolis membres fins.
sur ton corps alangui, mes mains se promenaient.
sur toute sa longueur je couvrais de baisers
ton corps ainsi offert à mes sens éveillés.
bien souvent j'eus l'envie sur toi de m'allonger;
mais de crainte envahi d'interrompre un doux rêve
ou bien que tu ne t'éveilles et me retrouve ainsi:
cavalier dérangé te prenant pour une selle,
je préférais rester à distance, à côté,
longtemps à t'observer.
depuis que par un autre, conquise, tu m'as quitté
tu hantes mes pensées, mes rêves érotiques, et,
parmi mes remords, parmi mes regrets
je ne m'accorde que la satisfaction
de t'avoir regardé avec plein d'attention,
et la nuit, quand je dors et que j'entrouvre un oeil
je te vois virtuelle, lascive sur le ventre
offerte à mon regard, à mes sens en éveil
mais, impossible à toucher,
comme en réalité.



 le petit poète abandonné    


ce texte a été présenté, (sans aucun succès), au tour préliminaire d'un "concours" de poésie ayant pour thème     " le corps" organisé par un site "le hangar" :
http://www.le-hangar.com/ , 
je vous invite à y lire les textes retenus pour participer au prix des  lecteurs 
.

Publié dans poésie contemporaine

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article